Quand un arbre est en train de mourir, il secrète une substance qui permet aux autres de le savoir et de le phagocyter.
C'est cruel ? Je ne sais pas : ces arbres vont l’aider à mourir pour qu’un autre repousse à sa place.
Il y a aussi des singes qui manipulent des outils pour casser les fruits secs.
Ils utilisent des pierres bien choisies qu’ils rangent à des endroits spécifiques pour être certains de les retrouver.
Des insectes sont capables de changer de couleur spontanément, d'autres, de bâtir.
Des colibris, avec deux grammes d’énergie, sont capables de voler pendant des milliers de kilomètres.
Les papillons monarques migrent sur quatre générations.
On ne sait pas comment ça se transmet d’une génération à l’autre.
Notre intelligence est marquée par un mode de fonctionnement : on communique avec des mots.
C’est un système très élaboré, mais un moyen de communication limité en comparaison à d’autres, comme les phéromones.
Toutes ces autres formes d’intelligence nous font regarder plus humblement notre adaptabilité à la vie.
Mais il reste un espoir : pour retrouver sa dimension sociale, collective, l'homme a inventé Internet.
Et ceux qui n'ont pas encore compris que le Web pouvait sauver l'humanité vont disparaître.
Twitstory du 7 juillet 2010 entre 22 h 45 et 23 heures sur la TL de @christreporter
mercredi 7 juillet 2010
C'est à nous
Par curiosité, par envie de comprendre ce qui nous arrivait à tous dans cette bonne vieille France, j'ai utilisé un de mes numéros magiques.
Parce que cette histoire, cette affaire, m'interpelle comme vous tous, j'ai voulu prendre des nouvelles de cet homme. Alors j'ai composé.
C'est le numéro de téléphone d'un homme de bien. Et comme tous les hommes de bien, il est très contesté.
Parce que je me suis promis en devenant journaliste d'emporter mes sources dans la tombe, je ne vais pas vous dire de qui il s'agit.
Parce qu'il fallait être bref, je lui ai demandé : " C'est juste un coup de vent, ou la tempête dans la majorité ? "
Il m'a répondu ce matin : " Il est paumé groggy comme un boxeur ... Un chien qui a perdu son flair ... Il s'est trop éloigné de sa base ...
... Comme il est doué, il le sait et va retrouver le sens de l'orientation "
Cet numéro magique, cet homme que je respecte ne m'a jamais menti. Et vous savez quoi ? Je vais encore le croire, plus que jamais.
Parce que même si je n'ai aucune affinité avec quelque formation politique que ce soit.
Même si je n'ai plus de respect pour ceux qui nous gouvernent, je n'ai pas envie d'être le témoin de l'abandon de notre République.
En clair : Nicolas, il faut te ressaisir, nettoyer le moteur pour que la machine fonctionne encore.
Même si tu n'es pas certain de pouvoir continuer à la piloter encore longtemps : on s'en fout !
Cette République, c'est à nous et on ne va pas supporter longtemps qu'un chef d'Etat nous la foute dans le mur.
Twitstory du 7 juillet 2010 entre 23 h 55 et 00 h 15 sur la TL de @christreporter
Parce que cette histoire, cette affaire, m'interpelle comme vous tous, j'ai voulu prendre des nouvelles de cet homme. Alors j'ai composé.
C'est le numéro de téléphone d'un homme de bien. Et comme tous les hommes de bien, il est très contesté.
Parce que je me suis promis en devenant journaliste d'emporter mes sources dans la tombe, je ne vais pas vous dire de qui il s'agit.
Parce qu'il fallait être bref, je lui ai demandé : " C'est juste un coup de vent, ou la tempête dans la majorité ? "
Il m'a répondu ce matin : " Il est paumé groggy comme un boxeur ... Un chien qui a perdu son flair ... Il s'est trop éloigné de sa base ...
... Comme il est doué, il le sait et va retrouver le sens de l'orientation "
Cet numéro magique, cet homme que je respecte ne m'a jamais menti. Et vous savez quoi ? Je vais encore le croire, plus que jamais.
Parce que même si je n'ai aucune affinité avec quelque formation politique que ce soit.
Même si je n'ai plus de respect pour ceux qui nous gouvernent, je n'ai pas envie d'être le témoin de l'abandon de notre République.
En clair : Nicolas, il faut te ressaisir, nettoyer le moteur pour que la machine fonctionne encore.
Même si tu n'es pas certain de pouvoir continuer à la piloter encore longtemps : on s'en fout !
Cette République, c'est à nous et on ne va pas supporter longtemps qu'un chef d'Etat nous la foute dans le mur.
Twitstory du 7 juillet 2010 entre 23 h 55 et 00 h 15 sur la TL de @christreporter
lundi 5 juillet 2010
Houdini
Houdini, le grand magicien, expliquait que ce que l’œil voit et que l’oreille entend, l’esprit le croit.
Il avait tout prévu pour nous fasciner : les sons, les images. Des tours extraordinaires. Des choses époustouflantes.
Des histoires d’amour, des amitiés qui se brisent, des trahisons, des vengeances. Tout était faux, mais le public y croyait.
Des divorces, des remariages, des renoncements. Des alliances nouvelles avec les ennemis d’hier aussi.
Mais le public est curieux. Au fil de chaque spectacle, il cherche les failles dans les artifices.
Certains ferment les yeux pour mieux entendre. D’autres se bouchent les oreilles pour mieux voir.
Mais lui ne le remarquait pas. Il était sûr de son art, de sa capacité à faire illusion.
Car il avait appris la magie : ce que l’œil voit et que l’oreille entend, l’esprit le croit. Le public !
Mais à force de voir toujours les mêmes tours, le public a vu les ficelles. Certaines fines, d'autres plus grosses.
Le public se mit alors à déserter les salles, à ne plus lire que les critiques. Certains même à ne plus croire en lui.
Les dernières tournées furent des échecs. Les histoires d’amour, les amitiés, les trahisons, les vengeances... Tout semblait faux.
J'ai toujours été dans le public. J'ai regardé, les yeux écarquillés, les oreilles à l'affut, le spectacle de la politique.
Ce que mes yeux voient, ce que mes oreilles entendent, mon esprit ne le croit plus depuis des années. Et ça me manque.
Twitstory du 5 juillet 2010 entre 23 heures et 23 h 30 sur la TL de @christreporter
Il avait tout prévu pour nous fasciner : les sons, les images. Des tours extraordinaires. Des choses époustouflantes.
Des histoires d’amour, des amitiés qui se brisent, des trahisons, des vengeances. Tout était faux, mais le public y croyait.
Des divorces, des remariages, des renoncements. Des alliances nouvelles avec les ennemis d’hier aussi.
Mais le public est curieux. Au fil de chaque spectacle, il cherche les failles dans les artifices.
Certains ferment les yeux pour mieux entendre. D’autres se bouchent les oreilles pour mieux voir.
Mais lui ne le remarquait pas. Il était sûr de son art, de sa capacité à faire illusion.
Car il avait appris la magie : ce que l’œil voit et que l’oreille entend, l’esprit le croit. Le public !
Mais à force de voir toujours les mêmes tours, le public a vu les ficelles. Certaines fines, d'autres plus grosses.
Le public se mit alors à déserter les salles, à ne plus lire que les critiques. Certains même à ne plus croire en lui.
Les dernières tournées furent des échecs. Les histoires d’amour, les amitiés, les trahisons, les vengeances... Tout semblait faux.
J'ai toujours été dans le public. J'ai regardé, les yeux écarquillés, les oreilles à l'affut, le spectacle de la politique.
Ce que mes yeux voient, ce que mes oreilles entendent, mon esprit ne le croit plus depuis des années. Et ça me manque.
Twitstory du 5 juillet 2010 entre 23 heures et 23 h 30 sur la TL de @christreporter
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