lundi 9 août 2010

Comme les larmes dans la pluie

Si vous n'osez pas trancher dans le vif. Si vous avez peur de vous battre. Si vous craignez de perdre votre notoriété.

Si vous pensez qu'il faut rester propre, ne rien salir, ne déranger personne. Si vous voulez être irréprochables.

Alors continuez à ne rien faire paraître de votre vraie nature. Masquez vos pensées derrière des conversations anodines.

Ne cherchez même pas à formuler vos arguments si vous n'en avez pas de solides.

N'insultez jamais celui qui vous a offensé. Ne blessez jamais ceux qui vous ont porté des coups.

Tendez l'autre joue après la première baffe. Mieux. Restez chez vous. Vous n'êtes pas faits pour le champ de bataille.

Vous avez probablement oublié que les combats salissent, que les batailles usent et meurtrissent. Même rien qu'avec des mots.

Mais surtout, vous n'avez pas encore réalisé que le jour où, après l'ultime combat, vous aurez rendu l'âme, il ne restera rien de vous.

Ceux qui auront cru un instant vous aimer vous oublieront ou garderont le vague souvenir d'une chose insipide rapidement dissipée.

Alors choisissez de vous battre, ou acceptez la défaite.

"Tous ces moments se perdront dans l’oubli, comme les larmes dans la pluie".

Twitstory du 9 août 2010 entre 23 heures et 23 h 30 sur la TL de @christreporter

samedi 7 août 2010

#lalettre

Bon. Pas facile, celle-là. J'avoue : j'ai foutu un super-bordel sur Twitter en causant hier soir de ce qui allait devenir #lalettre

En même temps, vous commencez à me connaître : je ne suis pas venu ici pour vous faire une TL bien propre. J'ouvre ma gueule quand je veux.

Je ne vais pas vous recoller les liens : j'ai suivi de près les clashes entre mes chers @vincentglad et @florencedesruol c'est sur mon blog

La question n'est pas là. On parle aujourd'hui de #lalettre de ce qu'elle est vraiment, de ce qu'elle implique

Tout d'abord, #lalettre n'a jamais été envoyée : c'était le projet d'un Twittos largement accablé qui voulait faire cesser la calomnie

Nous en avons parlé longuement. J'ai accepté, comme d'autres, d'apporter mon témoignage en cas de besoin

Pourquoi ? Parce que c'est trop facile de fermer sa gueule quand on est témoin d'une saloperie. En tout cas, c'est pas mon genre.

J'ai accepté. Non pas pour lyncher un twittos influent sur la place publique : c'est aussi le genre de saloperie dont j'ai horreur.

Juste pour lancer un avertissement, non personnalisé, en direction des couillons qui perdent leur temps et nous font perdre le notre.

Le coup est parti et c'est tant mieux : nous discutons depuis, entre nous, de notre éthique. C'est bien.

Notre espace numérique est sauvage. Il doit le rester. Le conflit entre deux Twittos influents ne se règlera qu'entre eux deux.

Pour le reste, je crois que nous sommes tous assez responsables pour dire "stop" quand ça va trop loin.

Twitstory du 7 août 2010 entre 23 heures et 23 h 30 sur la TL de @christreporter

jeudi 5 août 2010

Fin de la récré

Coup de fil d'un twittos, hier, inquiet, nerveux. Il a reçu copie d'un mail pour dénoncer le terrorisme de certains fakes.

Que les choses soient claires : il ne s'agit pas de ceux qui nous font rire parce qu'ils ont du talent comme @lilianeoublie

Il est ici question des crétins qui parasitent les "grands comptes" pour des raisons que seuls leurs psychanalystes leur expliqueront un jour.

Inquiet et nerveux, le twittos, parce qu'il est montré du doigt. Je suis cité comme témoin, avec d'autres, dont je vais taire les noms.

Parce que oui, je le suis comme une autre et pire, je les connais un peu. Nous nous parlons parfois au téléphone.

Je m'en suis déjà expliqué ici http://tux-pla.net/22n sans vergogne.

Pour dire, comme à mon habitude, les choses comme elles me viennent à l'esprit : ces gamineries me cassent vraiment les couilles.

Sauf que ces trolleries ont fini par atteindre l'intégrité de personnes respectables, comme nous tous.

C'est dégueulasse de faire des allusions pédophiles concernant des homosexuels atteints d'un cancer en phase terminale.

C'est pas très glorieux de se bâtir une e-réputation en agressant des personnes hypersensibles, des proies faciles.

C'est parfaitement crétin de ressortir un paire de fesses ou de seins d'une fille qui a joué à les mettre en ligne.

Je respecte la liberté d'expression sur le Net, mais porter atteinte à la dignité des personnes, je sais que c'est une vraie saloperie.

Ce petit jeu peut rester confidentiel : notre communauté francophone est tellement minuscule que Twitter a fini par l'oublier.

Reste que ces dérapages peuvent servir la cause de ceux qui veulent censurer la liberté d'expression sur le Net. Et là, faut faire attention.

Le jour où un censeur bien-mal-intentionné mettra la main sur ces conneries, il aura vite fait de nous faire tous passer pour des ânes.

Juste pour que cela ne puisse pas se produire, je dis aux couillons qui ne savent pas ce qu'ils font : la récréation est terminée.

Twitstory du 6 août 2010 entre 23 heures et 23 h 30 sur la TL de @christreporter