Envie de manger, soif d'apprendre, désir de goûter, besoin de prendre... L'être humain est fait de chair et d'os. Certains ont même inscrit dans les tables la date de naissance de l'espèce : le jour où la chair de l'un serait sortie de l'os de l'autre.
Bref, on dort, on boit, on mange, on fornique. On se nourrit de choses matérielles ou immatérielles qui nous donnent souvent du plaisir, parfois du dégoût, mais toujours de la consistance.
Malbouffe et mal-baise sont les pendants de cet art de vivre, car il n'est pas à la portée de toutes les bourses. L'animal politique connaît des fortunes diverses.
La politique, justement, nous laisse parfois sur notre faim. Pour en observer les moeurs, pas plus tard qu'hier, je me suis repassé en boucle une émission de télé comme on décortique un poulet. La pipolitique, ses secrets de fabrique, sa recette cachée... On tourne autour du pot depuis que la chair est née de l'os de l'autre.
Les forts en gueule sont-ils gourmands sous la ceinture ? Les puissants de la chose publique le sont-ils aussi au lit ? Autant de questions que le fidèle, le sujet ou le citoyen se posent, car l'homme a envie de manger, soif d'apprendre, désir de goûter toutes ces choses matérielles ou immatérielles qui nous donnent souvent du plaisir, parfois du dégoût...
La femme de Jésus, les favorites du roi, les ex du président ou de sa compagne, ça a toujours mis l'eau à la bouche, et même si ça ne nourrit pas son homme, ça ne mange pas de pain.
En tout cas, moi, j'avoue, les goûts de ceux qui dressent le menu quotidien, ceux à qui nous avons donné le droit de nous mettre à la diète ou de nous refiler du rab, ça m'a toujours mis en appétit, vu que je suis fait de chair et d'os.
vendredi 12 octobre 2012
dimanche 7 octobre 2012
Antithèse
Laissons faire Marine, Jean-François et les autres colporteurs des thèses du front national. Pourquoi ? Parce que c'est la meilleure façon de les tuer - politiquement, je veux dire - à petit feu.
Je l'ai déjà dit : plus ils ressassent et refourguent les mots des fafounets, plus ils se fourvoient tous et c'est là que ça devient intéressant.
L'homme blanc, sa supériorité et toutes les fariboles, balivernes et autres fadaises qui en découlent ne méritent pas qu'on se fatigue à les démystifier ou qu'on s'use à les démythifier.
En revanche, on peut croire, comme ça s'est souvent produit dans l'histoire, que la haine et le rejet de l'autre sont un processus d'autodestruction efficace.
Dans leur course folle pour trouver la solution finale à leur problème fondamental, les anti-racistes-anti-blancs purs finiront bien par avoir la peau des anti-racistes-anti-blancs impurs.
Ensuite, on peut parier qu'à l'intérieur même de la famille des anti-racistes-anti-blancs purs sortie victorieuse se dégagera un groupe d'anti-racistes-anti-blancs purs intégriste qui trouvera moyen d'exterminer - politiquement, je veux dire - les anti-racistes-anti-blancs purs pas assez purs.
Toute thèse trouve son antithèse et ses racistes antithèse.
Je l'ai déjà dit : plus ils ressassent et refourguent les mots des fafounets, plus ils se fourvoient tous et c'est là que ça devient intéressant.
L'homme blanc, sa supériorité et toutes les fariboles, balivernes et autres fadaises qui en découlent ne méritent pas qu'on se fatigue à les démystifier ou qu'on s'use à les démythifier.
En revanche, on peut croire, comme ça s'est souvent produit dans l'histoire, que la haine et le rejet de l'autre sont un processus d'autodestruction efficace.
Dans leur course folle pour trouver la solution finale à leur problème fondamental, les anti-racistes-anti-blancs purs finiront bien par avoir la peau des anti-racistes-anti-blancs impurs.
Ensuite, on peut parier qu'à l'intérieur même de la famille des anti-racistes-anti-blancs purs sortie victorieuse se dégagera un groupe d'anti-racistes-anti-blancs purs intégriste qui trouvera moyen d'exterminer - politiquement, je veux dire - les anti-racistes-anti-blancs purs pas assez purs.
Toute thèse trouve son antithèse et ses racistes antithèse.
vendredi 28 septembre 2012
Dans tes rêves
Salut, toi, le Français jamais content.
Il était pas sexy, Ayrault, hein ? Ben ouais. Mais est-ce que c'est son métier, mec sexy du prime-time ?
Ah, c'est vrai, t'as pris l'habitude ces cinq dernières années. La pipolitique, les grands shows sur TF1 avec le Jean-Pierre (Pernaut) qui invitait des Français au comptoir du café du commerce pour tailler le bout de gras avec le Nico.
Je peux comprendre. C'est vachement austère, un Ayrault à qui on demande, après une énorme période d'exercice du pouvoir (quatre mois, dans notre société du temps réel et de l'immédiateté, c'est une éternité) de rendre des comptes sur sa façon de régler des problèmes vieux d'au moins trente ans.
Alors, ça va se passer comme prévu. Dans 45 secondes, ton téléphone va sonner. Ça sera un de ces instituts de sondage à la con qui te feront oublier que t'as pas que ça à foutre que de répondre à leurs questions débiles en te faisant miroiter des vacances aux Antilles.
Ils vont te demander : " Comment avez-vous trouvé Ayrault qui causait dans le poste hier soir " (1. convaincant, 2. pas convaincant, 3. entre les deux ou 3. ne se prononce pas) ?
Et là, tel que je te connais, c'est la réponse numéro deux qui va te sortir de la bouche avant même que tes neurones se soient excités.
Je peux comprendre. T'as fini par croire qu'un coup de baguette magique sur un plateau de télé pouvait changer le réel. Dans tes rêves.
- - -
Mise à jour du 29 septembre : comme prévu.
Il était pas sexy, Ayrault, hein ? Ben ouais. Mais est-ce que c'est son métier, mec sexy du prime-time ?
Ah, c'est vrai, t'as pris l'habitude ces cinq dernières années. La pipolitique, les grands shows sur TF1 avec le Jean-Pierre (Pernaut) qui invitait des Français au comptoir du café du commerce pour tailler le bout de gras avec le Nico.
Je peux comprendre. C'est vachement austère, un Ayrault à qui on demande, après une énorme période d'exercice du pouvoir (quatre mois, dans notre société du temps réel et de l'immédiateté, c'est une éternité) de rendre des comptes sur sa façon de régler des problèmes vieux d'au moins trente ans.
Alors, ça va se passer comme prévu. Dans 45 secondes, ton téléphone va sonner. Ça sera un de ces instituts de sondage à la con qui te feront oublier que t'as pas que ça à foutre que de répondre à leurs questions débiles en te faisant miroiter des vacances aux Antilles.
Ils vont te demander : " Comment avez-vous trouvé Ayrault qui causait dans le poste hier soir " (1. convaincant, 2. pas convaincant, 3. entre les deux ou 3. ne se prononce pas) ?
Et là, tel que je te connais, c'est la réponse numéro deux qui va te sortir de la bouche avant même que tes neurones se soient excités.
Je peux comprendre. T'as fini par croire qu'un coup de baguette magique sur un plateau de télé pouvait changer le réel. Dans tes rêves.
- - -
Mise à jour du 29 septembre : comme prévu.
Inscription à :
Articles (Atom)