vendredi 3 avril 2020

Migrants

D’habitude, pour les vacances de Pâques, on vous donne des conseils pour bien rouler sur les routes à grands renforts de Bison Futé et de prévisions de Météo France. Mais cette année, c’est tintin.

Certes les congés pays font partie de la grande famille historique des droits sociaux acquis au prix de luttes sanglantes. OK : l’air de la campagne, c’est bon pour la santé et les voyages, ça forme la jeunesse. Mais y’a pas à discuter pour Pâques 2020, les congés, c’est confiné.

Le seul chassé-croisé au programme, c’est celui des vacanciers réfractaires et des forces de l’ordre, prunes à la clé.

Comme d’habitude, le génie des Gaulois réfractaires va jouer à plein : mots d’excuse bidons, voyageurs cachés sous la banquette, péniches le long des fleuves ou embarcations plus luxueuses en Méditerranée.

C’est un peu comme si, en ce printemps 2020, les vacanciers étaient… des migrants.

vendredi 13 mars 2020

Rien

Pandémie oblige, les notions de travail et de loisirs explosent. Le boulot s’installe à la maison et, avec la gestion des courses et des enfants à distance, le foyer au travail.

On imagine déjà des scènes cocasses : le chef de service s’efforçant de donner des consignes à un salarié en train d’aider ses enfants au téléphone parce qu’ils ne pigent rien à leurs télédevoirs ou le salarié à la maison prenant les consignes de son patron pour sa journée de télétravail à poil en sortant de la douche. Le week-end aussi va être étrange.

Terminées les virées au centre commercial. On va faire un drive pour éviter les contacts. Une séance de ciné ? Oubliez, tous les films sont déprogrammés. Un resto ? Un tout petit alors, avec pas grand monde.

Sinon, vous pouvez sortir, humer l’air, regarder le ciel et faire un truc essentiel à la compréhension de la marche du monde : rien.

mercredi 13 mars 2019

Conduite

Faut-il accélérer le rythme des réformes ? C'est compliqué, puisque ça fait prendre de la vitesse à celui de la contestation des Gaulois réfractaires.

Ces derniers il faut bien le reconnaître, on un problème avec le champignon. Ils sont descendus battre le bitume parce qu'on leur imposait, notamment, de réduire la célérité de leurs charrettes d'une dizaine de km/h. Dans le même temps, les autres charrettes (celles des licenciements), filent en mode Fast and Furious.

Dès lors, pour faire décélérer le rythme de la contestation, fallait accélérer, comme un chauffard, celui de la répression.

La politique, c'est juste une question de (bonne ou mauvaise) conduite.