dimanche 15 novembre 2020
Uniques (ta mère)
Ainsi donc, les masques à usage unique ne le sont pas. Avec juste un peu d’huile de coude, du savon, de l’eau chaude et un fer à repasser, ils peuvent servir plus d’une fois.
Et voici les fabricants qui voient leur croissance spectaculaire soudain menacée. Et ça n’est qu’un début : ils peuvent trembler. On ne va pas s’arrêter là.
Si le masque à usage unique est plus robuste qu’on nous le disait, c’est une porte ouverte vers un monde où les idées les plus folles vont fleurir comme au printemps.
On imagine déjà des petites recycleries sortir de vieilles machines à coudre pour tisser de grandes toiles avec ces masques raccommodés les uns aux autres dans une sorte de patchwork susceptible de devenir un nouveau textile.
Manque plus qu’une grande griffe de la mode s’en empare pour sa prochaine collection et le tour sera joué :
la revanche des masqués !
vendredi 4 septembre 2020
Flamber
C’est une horreur, une catastrophe, un truc au moins aussi grave que la pandémie : les Français mettent trop de sous à l’abri. Ils n’ont jamais autant épargné qu’au cours des derniers mois. Selon les derniers chiffres de la Banque de France, les dépôts bancaires ont atteint 85,6 milliards d’euros entre mars et juillet. Les expperts expliquent que ces chiffres ne sont pas une bonne nouvelle pour l’économie française, car chaque euro mis à la banque est un euro qui n’est pas dépensé. Voilà. La messe consumériste est dite. Si vous avez été élevés par des parents qui vous ont dit que mettre des sous de coté était une façon d’assurer l’avenir, oubliez la leçon de vos aînés : il faut dépenser ce qu’on gagne, jetter l’argent par les fenêtres, faire péter la thune… Et si rien de tout ce qui vous est proposé dans cette société de consommation ne nous donnait envie de flamber ?
mercredi 2 septembre 2020
Relance
Il faut relancer la machine économique ! C’est de la plus haute importance. Tout le monde en a besoin.
Chacun a quelque chose à retrouver : les chômeurs de l’emploi, les entreprises un niveau de production, les salariés des garanties pour leur avenir, les banques des investissements, les transports des usagers, les hôtels des clients, les restaurants des gourmands, les bars des piliers, les piscines des baigneurs, les coiffeurs des barbus, les spéculateurs des spéculations, les capitalistes des capitaux et les profiteurs des profits.
Bref, les biens, les personnes, les services, les lignes comptables, faut que ça circule, faut que ça tourne, faut que ça bouge.
Bon, le problème, c’est que quand l’être humain se met à accélérer le rythme de ses flux de circulation autour de cette petite planète, les virus aussi.
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