jeudi 7 janvier 2021

Étiquettes

Ingrédients, quantité, identification du fabricant, conditionneur ou vendeur, date de consommation, lieu de provenance, numéro de lot de fabrication, nutriscore et bientôt écoscore… Elles vont vraiment devenir illisibles, les étiquettes. Cela dit, avec un peu de courage et de terrain, on peut faire pousser fruits, légumes et élever poules, moutons, lapins, cochons... Il faut juste se baisser pour semer et ramasser (ce que notre civilisation a de plus en plus de mal à faire) et parfois se hisser pour cueillir. Exercice physique chronophage, mais très bon pour la santé. Pour manger les bêtes, il faut aussi se faire à l’idée de les vider de leur sang, de les débiter et de passer un nombre d’heures conséquent en cuisine pour assurer leur consommation. Il faudra au préalable vérifier tout ce que ce petit monde absorbe est parfaitement sain en lisant bien les étiquettes de ce dont vous le nourrissez.

dimanche 3 janvier 2021

Genre

Comme a eu l’amabilité de nous l’expliquer l’Académie française le 7 mai 2020, « Covid est l’acronyme de corona virus disease, et les sigles et acronymes ont le genre du nom qui constitue le noyau du syntagme dont ils sont une abréviation. On dit ainsi la S.N.C.F. (Société nationale des chemins de fer français) parce que le noyau de ce groupe, société, est un nom féminin, mais le C.I.O. (Comité international olympique), parce que le noyau, comité, est un nom masculin. Quand ce syntagme est composé de mots étrangers, le même principe s’applique. » Sauf que d’aucuns se sont permis de continuer à dire « le Covid ». Cela dit, les variants récemment découverts en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud enterrent la question. On va devoir parler du Covid au pluriel. Reste à savoir si on y met un « s » à la fin ou s’il faut dire un variant ou une variante…

jeudi 17 décembre 2020

Télé

L’année télé ! Elle a commencé par un telex en provenance de Chine avec des images pas très téléginiques qui ont tourné en boucle sur toutes les chaînes de télévision de la planète. Un nouveau virus se serait mis en tête de faire vaciller la certitude largement établie selon laquelle l’homme est assis au sommet de la chaîne alimentaire. Toute la planète a dû s’y mettre : télétravail, télévente, télémédecine, téléachats, télécommande, téléchargements, téléboutiques, télépaiement, téléphone, téléguidage… On en est même arrivé à interdire les télésièges et les téléphériques. Une réalité qui dépasse la fiction d’un mauvais téléfilm, une téléréalité pour de vrai où l’humanité s’est retrouvée confinée dans les recoins de sa petite planète, visant de loin les autres au télescope… De quoi donner envie d’aller se faire téléporter chez les Télétubbies.