jeudi 17 février 2011

Spolie

Billevesées, carabistouilles, balivernes, bobards... la liste était pourtant longue, mais c'est le bon vieux mensonge qui l'a emporté.

On nous ment donc. Quand j'y songe, j'en viens à penser que les derniers proférés galvaudent sévèrement le sens du huitième péché capital et ça me fait de la peine. Car Nicolas Machiavel et Jonathan Swift nous avaient accoutumés à une idée mieux élevée du mensonge en politique.

Or, quand je regarde la liste de ceux d'Eric ou de Michèle [mise à jour du 12 avril 2013 : on peut ajouter à cette liste, depuis la publication de ce billet, la COCOE de l'UMP, Carambar et Jérôme Cahuzac], c'est plutôt Jean Piaget et Françoise Dolto qui me viennent à l'esprit. Woerth et MAM donnent l'impression d'avoir eu recours à ce genre de stratagème qui permet aux enfants de satisfaire leurs désirs et de rectifier à leur façon ce qui, dans la réalité, ne leur convient pas.

Que faire ? Châtiment ou renoncement ? Le problème, c'est qu'ils ont passé l'âge de raison. Les priver de télé ? Non. Faut bien qu'ils s'expliquent. De dessert ? Parfaitement inutile : ils ont fait provision de fromages.

Une bonne engueulade, d'accord, mais qui s'y colle ? Le chef ? A force de tuer le père à chaque élection, nos présidents traversent eux aussi la crise de l'autorité parentale : ces gosses, ils ne respectent plus rien. Les autres ? Ils incantent.

On se plairait à imaginer une sorte d'Arlette moderne, remontée comme un coucou, lançant un " travailleuses, travailleurs, on vous ment " ... Et surtout on nous spolie.