samedi 19 novembre 2016

Obsolescence

C'est terrible ! La durée de vie de nos appareils électroménagers aurait réduit de moitié depuis le début du siècle. Rageant : la panne survient souvent juste après la fin de la garantie. Le pire, c'est que ces articles sont de plus en plus difficiles à réparer.

Il s'agirait d'une volonté délibérée des industriels à fabriquer des produits dotés d'une durée de vie limitée. On appelle ça l'obsolescence programmée. C'est tendance.

D'ailleurs, le phénomène déteint en politique, où on nous explique ces derniers temps que quand un service public ne fonctionne plus, c'est qu'il faut en changer. Le réparer ? Non.

Dans un tel contexte, il ne faudra pas être surpris si, un jour prochain, les citoyens déçus qu'on leur brise ces institutions qu'ils appréciaient tant demandent réparation du préjudice subi. A moins qu'ils préfèrent renvoyer à leurs chères études des politiques qu'ils jugent obsolètes.

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Billet initialement publié ici.

lundi 31 octobre 2016

Fatalement

La fête des morts vivants, celle des morts tout court et une soirée de débat politique… Autant vous préparer à une semaine funeste !

Bon, certes, la politique, ça n'est pas une fête. Mais tout de même, on ne peut s'empêcher de lui trouver un petit air d'Halloween. On se maquille (avec des éléments de langage), on fout la trouille (avec des terroristes à nos portes et une économie mondialisée effrayante), on fait du chantage aux bonbons (des contribuables)…

En politique on file la métaphore létale. On zigouille à tout va, on se balance des phrases assassines, on sort les crocs de boucher, on porte des coups mortels, on place des contrats sur la tête de ses adversaires, on piste les tueurs embusqués, on ressuscite les programmes de ses prédécesseurs, on enterre ses promesses, on fait le deuil de ses idéaux…

Et l'électeur ? Il trouve ça mortel, fatalement.

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Billet initialement publié ici.

vendredi 14 octobre 2016

Jacques

Battre, débattre, s'agiter, c'est fou comme la classe politique gesticule en ce moment. Et pas qu'à droite ! Les petites phrases du président sortant sur la justice épicent aussi, à gauche, le plat médiatique.

Et on en oublierait presque la bonne nouvelle : Jacques Chirac est sorti d'hôpital. On l'imagine, de retour à la maison, jeudi soir, au meilleur de sa forme, se servir une bière, demander à Bernadette d'aller s'occuper de sa petite monnaie et allumer le poste de télévision.

Et la, paf ! Il tombe sur TF1 et son débat des candidats à la primaire de la droite et du centre. La suite ? On la connaît. Sarkozy ? « Faut lui marcher dessus. Et du pied gauche, ça porte bonheur », lance Jacques. Juppé ? Là, c'est Bernadette qui balance : « Il n'attire pas les gens ».

Bref… La droite en France, c'est aussi compliqué que les Chirac.

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Billet initialement publié ici.