mardi 26 avril 2011

Dépression

Cette étude de la revue American Academy of Pediatrics a fait ressurgir une vieille question (à laquelle j'ai déjà répondu) : les réseaux sociaux sont-ils dangereux pour les ados ?

Certains, à force de s’y éterniser, s’embourberaient dans leur mal-être. Les chercheurs parlent de « dépression Facebook ». Quel est le problème ? La difficulté à s’accepter soi-même, à supporter le regard des autres… ou son absence.

Car c’est ainsi que ça fonctionne, et pas seulement pour les ados, sur les réseaux sociaux : on n’y existerait vraiment qu’en alignant une longue liste d’amis qui encensent chacune de vos paroles.

Faute de quoi, on reste seul et se morfondre en public est une circonstance aggravante, avec une sanction immédiate : l’absence de réponses ou - pire - les moqueries, qui renforcent ce mal-être, ce sentiment d’être mal-aimé.

Mais en quoi est-ce différent de ce qui se passe dans la " vraie " vie ? Il y a probablement des leçons de choses qui ne sont plus enseignées. Ou de belles lectures oubliés dans une dépression bien plus grave : celle de la transmission des valeurs.