jeudi 8 septembre 2011

Coca light

Comme disait Patrick Le Lay en 2004, "Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible". Que fait Coca-Cola avec ces bouts de cervelles ? Elle communique pour défendre son lot quotidien (1,5 milliard d'unités) de bouteilles vendues dans le monde. Et elle y arrive... sauf quand la politique s'en mêle.

Salée, l’addition du manque à gagner induit par la taxe sur les sodas sucrés : Coca-Cola, aurait peut-être bien failli suspendre un investissement de 17 millions d’euros ; à soustraire aux 100 millions d’euros que la mesure devrait rapporter.

Mais il parait que ce communiqué est une "erreur de communication". Aussi je vais laisser à Tristan Farabet, PDG de Coca-Cola entreprise ou Véronique Bourez, PDG de Coca-Cola France le soin d'en discuter avec Hubert Patricot, président pour l'Europe du groupe. On notera toutefois que les canettes de boissons gazeuses sont toujours sous pression.

Toujours est-il que le plus fâcheux, c’est que cette idée peut faire jurisprudence. Et si, en représailles à la suppression du régime du bénéfice mondial consolidé (qui permet de déduire des bénéfices les pertes enregistrées par les filiales étrangères), Total ou Vivendi décidaient de cesser de commercer avec le reste du monde ?

Et si les hôtels de luxe ripostaient à l’instauration de la taxe de 2 % sur les palaces en marquant tricard ceux qui ont voté pour ? Imaginez un peu tous ces élus en déplacement obligés de dormir au Formule 1.

Manquerait plus que le Fouquet’s annule les soirées de victoire présidentielle. Chez Mac Do au Coca light, ça le fait moins.