mardi 13 septembre 2011

La bourse du péquin

Est-ce qu'un gros renfort de bourses peut arriver à pied par la Chine ? Excusez-moi : je n'ai pas pu résister à l'envie d'avoir recours à cette contrepèterie - probablement la plus éculée du genre - pour introduire mon sujet.

Car oui, la question se pose : à quoi joue la Chine dans cette crise boursière que nous traversons ? Un autre éculé du genre, premier enfant d'une famille de la petite bourgeoisie milanaise, semble aimer la course de fonds sur la grande muraille. C'est le Financial Times qui posait il y a peu la question : et si Pékin venait à la rescousse de Silvio Berlusconi, par ailleurs vénérable maître en chinoiseries diverses.

Ni une ni deux, les marchés se sont rassurés. Mais deux et trois, ils se sont ensuite effondrés. Il n'empêche : la Chine s'intéresse de très près à la zone euro et souhaiterait même étendre sa coopération financière, économique et en matière d'investissements avec l'Europe.

Mais voilà le problème : notre Euro fort - si tant est qu'il le reste - ne le serait que parce que le Yuan fait semblant d'être faible. Et là, ça achoppe.

Bref, vous l'aurez compris, comme dirait l'autre dont j'ai oublié le nom - ça doit être l'anosognosie - entre la bourse de Pékin et celle du péquin, difficile de toucher l'une sans faire bouger l'autre.