mardi 7 mai 2013

Gaulois

Le Gaulois a mauvais caractère et ça ne s'arrange pas avec l'âge. Depuis vingt siècles, ses chefs le savent. Hollande aussi, aujourd'hui voué aux gémonies par trois Français sur quatre.

Culture de la zapette à audiences et du clic à buzz aidant, le phénomène s'est accentué avec l'histoire, qui s'accélère, comme chacun sait, depuis qu'elle s'est arrêtée.

Un an après leur élection, la cote de popularité de Sarkozy chutait à 36 %, celle de Chirac à 37 % tandis que Mitterrand plaisait encore à plus d'un de ses compatriotes sur deux. Précisons toutefois qu'en mai 2008, le président du pouvoir d'achat avait la queue aussi basse que celui de la réduction de la fracture sociale en 1996 ou encore que celui du changement c'est maintenant aujourd'hui.

Quant à Mitterrand, il savourait ses derniers jours d'état de grâce avant de décevoir les Gaulois en faisant tomber le ciel de la rigueur sur leurs têtes.

- - -

Billet initialement publié ici.