vendredi 3 septembre 2010

Conscience

Non, ça ne sera pas long. Juste un échange qui me revient en écrivant "émancipation des consciences". Des souvenirs s'y sont collés.

C'était il y a longtemps. Dans mon Nord Natal, dans la vallée de l'acier où le charbon des fonderies a longtemps noirci le ciel, même en été.

Une conversation entre un sidérurgiste et un député né au début du précédent siècle. Une figure historique de la gauche #RIP

Il rencontrait cet homme qui se plaignait de ses conditions de travail, de la dureté de la tâche et surtout, de la cruauté de son patron.

Il lui a répondu : "Moi, mon patron est un tyran. Il me force à produire jour et nuit, me harcèle sans cesse et sans relâche".

Le métallo, impressionné, lui demande alors : "Votre patron, je crois, est pire que le mien. Qui est-ce ?"

Alors cette vieille légende la gauche lui répond : "C'est ma conscience. Et tant que ce monde sera aussi rude, elle restera impitoyable".

Twitstory du 3 septembre 2010 sur la TL de @christreporter