jeudi 18 août 2011

Panne

Le changement juste d’Eva Joly l’atteste : les communicants politiques manquent d'imagination.

Outre le fait qu’on ne peut s’empêcher de chercher les inspirations dans les slogans éculés de campagnes déjà labourées, la difficulté de l’exercice s’est accrue avec la rudesse de la conjoncture : la crise rend les mots sensibles.

Difficile de vendre du changement, de l’autre ou du possible quand l’horizon est bouché.

Périlleux de faire appel à l’union des talents ou au tous ensemble quand le repli pousse au chacun pour soi.

Pas simple d’évoquer l’idée de justice sans prendre le risque de passer pour un dangereux révolutionnaire. Impossible de la jouer tranquille quand nos forces nous abandonnent...

Et si ça n’était pas l’imagination des communicants qui était en panne, mais la politique elle-même ?