mercredi 25 janvier 2012

Doute

Stéphane Guillon à Nadine Morano :

"Danger de mort ! Amis piétons qui êtes sur Tweeter. Demandez tous à Morano où elle va rouler demain pour éviter le secteur !"

Nadine Morano en réponse à Stéphane Guillon :
"Ah si on pouvait rouler sur votre bêtise ça ferait du bien quelquefois !"

Voilà une conversation légère, presque anodine entre deux égos surdimensionnés sur un fait divers qui a bien failli coûter une vie, mais fort heureusement, elle est sauve.

C'est un tweet de @krstv qui a attiré mon attention et je me suis mis à essayer de comprendre. Rien de personnel. Je n'éprouve - personnellement et professionnellement - aucun sentiment à l'égard des politiques : je les observe.

J'ai comme tout le monde vu le phénomène apparaître et j'ai dit, comme toujours et quand bien même l'intéressée promettait le contraire, le fond de ma pensée.

L'incident aurait pu être clos en ce qui me concerne, car je ne suis pas monomaniaque. Sauf que là, j'ai trouvé particulièrement anormal qu'alors que @krstv lui posait des questions de fond sur cet accident, Nadine Morano choisisse de les ignorer au profit de cette petite joute douteuse avec un humoriste sulfureux jouissant d'une grande notoriété, du genre de celle qui peut vous faire accroître la votre.

D'autant qu'en essayant de comprendre l'empressement de la ministre à rejoindre Toul en demandant à un très cher confrère ce qu'elle avait de si important à y faire, j'ai compris qu'il n'y avait pas péril en la demeure. Puisqu'il avait si bien commencé le travail, cette information je l'ai transmise à @krstv, qui a poursuivi l'interview comme il se doit.

Me voici presque au milieu de la nuit à refaire ce film de série B et à douter de tout.

Je doute que le rôle d'un ministre de la République soit de venir sur Twitter pour se contenter d'y brasser de l'air.

Je doute qu'un chef de gouvernement digne de ce nom puisse laisser un de ses ministres s'égarer à ce point, tout comme je doute qu'un président de la République ne trouve rien à y redire.

Et tant qu'à faire dans le doute, je préfère encore croire que ces faits ne sont pas avérés.

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Mise à jour du 25 janvier 2012 à 11 h 35 : des précisions et les explications de Nadine Morano sur lci.tf1.fr et sur estrepublicain.fr