jeudi 8 juillet 2010

Le ciel ne transige jamais

Spectacle féérique ici à Tours entre le Nord et le Sud de la Loire : les cieux se déchaînent dans des orages telluriques.

Comme si une feuille de papier carbone venait de se glisser entre la terre et le soleil.

Les éclairs sont roses, les derniers espaces sans nuages virent au violet.

Voilà, maintenant que cette Mésopotamie entre Loire et Cher a viré à l'obscurité.

Quelques arcs électriques jaillissent à l'Ouest. Les oiseaux se taisent. Les bêtes se couchent. Les premiers grondements.

L'ocre au Nord, le bleu au Sud : l'artificier invisible double le rythme des fusées.

Le vent se lève, les chient commencent à aboyer. Le noir s'installe entrecoupé d'éclairs.

Les nuages n'ont pas encore craché leurs goutes, mais notre peau les sent déjà.

Les éclairs délivrent maintenant une lumière mille fois plus intense que celle du soleil.

Voilà, ça y est, enfin. Le ciel est en train de répondre à nos prières de fraîcheur, de vent frais et de pluie. Au centuple.

Nous avions souhaité un peu de clémence : nous avons une tempête ! Le ciel, contrairement aux hommes, ne transige jamais.

Twitstory du 8 juillet 2010 entre 22 h 15 et 22 h 45 sur la TL de @christreporter